L’avis défavorable de la Haute autorité provisoire sur les OGM a permis à Nicolas Sarkozy d’interdire lui même la culture d’OGM en France. Mais cette mesure risque de n’être qu’un sursis dans le développement mondial des biotechnologies, pour lesquelles l’Europe commence à prendre du retard.
Six pays produisent et commercialisent 95% des OGM dans le monde : Les Etats-Unis, le Canada, la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Argentine. Les Etats-Unis représentent le pays le plus avancé en matière de recherche fondamentale sur les biotechnologies, et les OGM plus particulièrement.
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Certains pays européens ont mis en application la clause de sauvegarde prévue par le droit européen pour interdire les OGM au nom du principe de précaution. Il s’agit de la France, de la Hongrie, de l’Autriche, de la Grèce, de l’Italie, de la Pologne et du Danemark.
L’Inde, la Roumanie et l’Ukraine sont passés du stade de la culture scientifique à la production et à la commercialisation d’OGM entre 2005 et 2008 en raison d’un intérêt économique grandissant. Dans un marché où les matières premières agricoles sont chères et où les prix de revient sont inférieurs aux coûts de production, il y a un réel problème de compétitivité pour les pays qui refusent d’utiliser des OGM.
Les recherches actuelles sur les OGM s’orientent vers des cultures capables de résister à la sécheresse et à la salinité des sols. Des capacités qui intéressent particulièrement les pays en développement pour qui, en plus de manque de moyens de production, l’achat de semences sont difficiles faute de moyens. Ces pays en viennent en effet à importer leurs matières premières agricoles tout en possédant de grands potentiels dans ce domaine. Ce sont donc essentiellement les pays émergents qui sont intéressés par ce type d’OGM.
Il n’y a qu’en Europe où la culture d’OGM a été interdite. En France, le mouvement des Faucheurs volontaires représenté par José Bové a activement milité pour la suspension de telles cultures, mis en garde le public contre l’absence de résultats scientifiques probants sur les risques que peuvent constituer l’alimentation OGM sur la santé humaine et critiqué un moyen pour les compagnies agrochimiques de s’approprier les semences de la planète. Des considérations qui concernent moins le reste de la population mondiale alors qu’en janvier, l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) émettait un avis favorable à l'utilisation d'animaux clonés pour la viande ou le lait, d’après Rue89
mardi 29 janvier 2008
Le maïs Mon810 interdit en France, les OGM souvent bien acceptés ailleurs
Publié par
Adrian
à
17:35
Libellés : agriculture, biotechnologie, monde, OGM
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