mardi 15 janvier 2008

L'autoportage version Delanoë, projet séduisant mais encore flou

Un Vélib version auto. C'est l'une des propositions de campagne de Bertrand Delanoë, actuel maire de Paris et candidat à sa succession en mars prochain. Si le concept d'auto-partage n'est pas neuf -plusieurs villes de province comme Lyon ou Bordeaux l'ont déjà mis en place-, la réalisation d'un "Autolib" dans une ville grande comme Paris serait inédite.

Petit rappel du principe d'auto-partage ou "car sharing": la personne vient louer une voiture pour une heure ou plus en libre service, dans une des stations de la ville, sept jours sur sept. Essence, assurance, entretien sont compris dans le prix facturé à l'heure et au kilomètre. Avec Autolib, les franciliens devraient se voir proposer des véhicules "propres" (électriques ou hybrides). Par le biais d'une délégation de service public, la Ville de Paris mettrait à disposition 2 000 véhicules - 2 500 pour le projet de la rivale de Bertrand Delanoë, Françoise de Panafieu-, dans 12 sites répartis dans la métropole.

Le réseau France-Autopartage regroupe huit opérateurs locaux d'autopartage dans neuf agglomérations françaises. Leur 3 000 usagers se partagent 150 voitures. Pour son président, Jean-Baptiste Schmider, le projet de Delanoë reste très flou. Des problèmes de logistique se poseraient dans une ville déjà familière des embouteillages:



L'autopartage à Paris existe déjà, sous une forme labellisée. Depuis février 2007, la Ville de Paris a mis en place le label "autopartage Paris" dans le cadre du projet de Plan de déplacements de Paris. Il vise à « favoriser le développement des nouveaux usages collectifs de la voiture ». Trois sociétés sont aujourd’hui labellisées par la Ville de Paris : Caisse Commune, Mobizen et Okigo.

Leurs véhicules se voient attribuer des "places sur voirie" réservées et gardées par des arceaux. Et des solutions d'autopartage existent déjà pour les entreprises et leurs salariés.

Si l'environnement peut sortir gagnant de l'engouement pour la voiture en commun outre l'effet positif sur l'environnement, les "taxis parisiens", autre version de l'autopartage, pourraient se plaindre de cette nouvelle forme de concurrence.

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