Affichage des articles dont le libellé est vie privée. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vie privée. Afficher tous les articles

mardi 29 janvier 2008

"Base élèves", ou comment l'école suit vos enfants à la trace










Fichés dés la maternelle! La ligue des droits de l’homme vient de lancer une pétition nationale contre le système « base élèves », un dispositif de recueil de données informatiques qui concerne tous les enfants dés l’école maternelle. Mise au point sur le fonctionnement de ce grand fichier qui inquiète parents et associations.

A chaque rentrée, les écoles recueillent des informations concernant, entre autres, les coordonnées et la situation familiale de leurs élèves. Les résultats scolaires viennent enrichir au cours de l'année un dossier qui jusqu'ici ne sortait pas de l'établissement.


«Base élèves» est un logiciel qui permet la mise en commun au niveau national de ces informations. Expérimenté sur toute la France depuis deux ans, le système est sur le point d'être généralisé.

  • Qui est concerné?
Tous les enfants le sont, de la première année de maternelle à la terminale, dans l'enseignement public comme dans le privé. Les enfants «hors école», scolarisés à domicile par exemple, le sont aussi.

  • Quelles informations sont collectées?
Le fichier comprend les données classiques relatives à l'inscription de l'enfant: nom, adresse, profession des parents... mais pas seulement. Il comprend aussi les éventuelles difficultés scolaires, le «niveau» de l'élève, noté sur une échelle de 1 à 9, voire les problèmes de discipline.


Initialement, le dossier comprenait aussi des questions sur la nationalité de l'élève, sa «culture» et la langue qui était parlée chez lui. Sous la pression de la Ligue des droits de l'homme, le gouvernement a consenti à retirer ces informations. Toutefois, les directeurs d'écoles sont incités à y inclure toutes les observations qu'ils jugent nécessaires.


Un dispositif aux contours flous, propre à autoriser tous les excès, selon Marie-Christine Vergiat, de la Ligue des droits de l'homme.

boomp3.com

  • Peut-on s'y opposer?
Non. L'école est obligatoire pour tous les enfants, le «fichage» l'est également.

  • En quoi est-ce inquiétant?
«Nos enfants sont fichés, ne nous en fichons pas», c'est le titre de la pétition lancée par la Ligue des droits de l'homme, suivie par plusieurs syndicats enseignants. Ils dénoncent une véritable atteinte à la vie privée.

Marie-Christine Vergiat rappelle le débat provoqué par la parution du rapport de l'Inserm qui proposait de repérer les primodélinquants dés leur plus jeune âge. Dans un contexte de législation accrue sur la sécurité, la méfiance est de mise.

boomp3.com

  • Où en est l'expérimentation?



Le ministère de l'éducation nationale a publié en juin dernier une carte de France des départements concernés par le logiciel.
Celui ci sera utilisé partout en France avant la fin de l'année scolaire.



La suite

lundi 28 janvier 2008

La blogosphère se fait l'arbitre du match Royal-Sarkozy autour de leur vie privée

Ségolène Royal était l'invitée de Michel Drucker dimanche après-midi sur France 2. Elle a confirmé ce qu'on savait déjà «si je sens [...] que la gauche pour se relever [...] a besoin d'un leader, si je sens que je peux être celle-là, eh bien oui je prendrai mes responsabilités". Mais c'est bien le retour de la candidate malheureuse sur sa séparation d'avec François Hollande qui a le plus retenu l'attention de la blogosphère.

Mme Royal a dit avoir "été trompée", "pendant longtemps". En précisant aussitôt que depuis la sortie de son livre elle avait "cicatrisé". «Le parti socialiste, lui, est encore très loin d’avoir cicatrisé de la plaie béante qu’a laissé sa candidate. Mais visiblement les ménagères lui accordent encore leur confiance puisque d’aprés un récent sondage, Ségolène Royal est jugée comme étant l’adversaire la plus crédible à Nicolas Sarkozy.» estime le site Ségolènades, qui prétend recenser «gaffes et bourdes de Ségolène Royal et du Parti socialiste». Et qui visiblement n'a pas perdu son fonds de commerce malgré l'élection de Nicolas Sarkozy

Sur Avant la lettre, un bloggeur ironise sur la prestation de Ségolène Royal sur le canapé rouge de Michel Drucker: «Ca ressemblait à une prestation d'Enrico Macias à l'ONU : de la démagogie pur saccharose (fanée), du "rêve et de l'émotion" comme elle disait, certes, mais avec les pommettes tellement reliftées... Il ne lui manquait que la guitare. Carla, tu lui refiles la tienne, pendant qu'on y est?»

La blogosphère semble reprocher à l'ex-candidate exactement ce que beaucoup reprochent depuis quelques semaines au président de la République.
Alexandre, s'interroge sur son site Tuxboard à propos de la démarche de Ségolène Royal: «Alors qu'elle critiquait Nicolas Sarkozy d'être trop people, pourquoi va t-elle parler de sa vie privée chez Drucker ?». D'autant plus que la présidente de la région Poitou-Charentes devrait faire prochainement la couverture de Paris Match, et revenir sur sa vie privée. Françoise et Gilles de Republicae sont du même avis: «la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes me déçoit, encore un peu plus, car ces "aveux", elle les avait déjà utilisés, non ?»

Il n'en fallait pas tant pour Sarkostyle, soutien affiché de Nicolas Sarkozy, qui s'en donne à coeur joie: «C'est bizarre car il me semblait qu'un socialiste trouvait scandaleux que des hommes politiques mettent leur vie privée en spectacle. A moins que ce soit, une fois de plus, le "peuple" qui l'ait poussée à ses délcarations ; c'est tellement commode !».

La vie privée des hommes politiques est devenu un vivier d'informations, même pour la presse généraliste. La blogosphère semble saturer de cette "peopolisation" de la vie publique. Mais en attendant que certains médias retrouvent leurs esprits, les bloggeurs se posent volontiers en arbitre de ce petit match Royal-Sarkozy, en attendant pourquoi pas la grande finale de 2012...

La suite