Les révélations du site MediaPart sur le démantelement de France 3 ont relancé le débat sur le financement de l'audiovisuel public. L'Elysée et France télévisions ont démenti l'information.
Selon le site d'Edwy Plenel MediaPart, les décrochages régionaux de France 3 (trois heures par jour) seraient confiés, avec leurs parts de publicité, à la presse quotidienne régionale (PQR) grâce à la création de sociétés d'économie mixte, intégrant aussi les collectivités locales, notamment les conseils régionaux.

Les commentaires sur le site témoignent des interrogations mulitples et des doutes que suscitent cette mesure: une réforme, oui, mais pas n'importe quel prix. L'un rappelle que la PQR a déjà des participations dans les chaines de la TNT, l'autre signale que ce projet impliquerait une reconstruction complète de l'administration des décrochages régionaux (la répartition des rédactions de France 3 ne coïncide pas avec les aires de diffusion de la presse régionale.) Dans l'ensemble, les internautes s'inquiètent de l'atteinte au pluralisme de l'information
Blognaute, le blog lié au journal La Montagne, interroge justement le public sur le risque d'entrave à la pluralité des médias et sollicite son avis.
Les réactions officielles n'ont pas tardé à venir. Le syndical national des journalistes (SNJ), dans un communiqué publié aujourd'hui, demande «à la Présidence de la République de faire instamment toute la lumière sur les négociations en cours et les enjeux qui en découlent pour l’avenir de la chaîne.»
«Nous démentons catégoriquement ces allégations», a déclaré le porte-parole de l'Elysée, David Martinon. Dimanche, France Télévisions avait également qualifié de «hautement fantaisistes» les affirmations de MediaPart.
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lundi 28 janvier 2008
Quel avenir pour France 3 ?
Publié par
julie
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Libellés : audiovisuel, France 3, Mediapart
lundi 14 janvier 2008
La défense de l'audiovisuel public mobilise les internautes.

L'annonce surprise de la suppression de toute publicité sur les chaînes publiques de France Télévision par Nicolas Sarkozy le 8 janvier n'en finit pas d'interpeller aussi sur le Net.
Sur les blogs, l'inquiétude demeure quant à l'avenir de France Télévision. Les 800 millions de manque à gagner pour le groupe doivent être compensés par une taxe sur les recettes publicitaires des chaînes privées et sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication, comme l'accès à internet ou la téléphonie mobile. Mais la mise en oeuvre de cette taxe reste encore floue. La thèse d'une mise sous influence, voire d'une privatisation prochaine circule abondamment sur le web.
Pour Thierry Maillet, qui tient un blog Consommation et citoyenneté, Patrick de Carolis, le président de FranceTélévisions n'est pas apprécié du président de la République, ce qui motiverait la tutelle de l'Etat sur le groupe.
"La suppression de la publicité s'inscrit sûrement dans l'objectif plus large de dégonfler l'Etat dans l'Etat qu'est FranceTelevision qui n'a jamais été admiré pour sa docilité par les pouvoirs en place."
TF1 se trouverait parallèlement conforté dans sa place de challenger de l'audivisuel.
Le site Bakchich parle d'ailleurs d'un retour aux temps de l'ORTF (Office de Radiodiffusion Télévision française). La rénovation du service public audiovisuel pourrait se traduire par une fusion des chaînes et une compression d'effectifs en cas de budget réduit.
Nicolas Sarkozy a pourtant appuyé sa proposition avec l'exemple de la BBC, chaîne publique britannique à succès et pourtant sans publicité. Pour Alain Gerlache de la RTBF, dans son blog médias, la comparaison est à nuancer. Parmi les différences : la BBC reçoit le double de dotation publique de FranceTélévisions, ce qui lui permet de produire des programmes et de les vendre à travers le monde.
Au-delà des conséquences pour le groupe public, l'audience serait aussi modifiée.
"Voilà un pays qui s’apprête, avec cette future mesure, à agrandir le fossé entre programmes éducatifs et programmes de divertissements ; entre "audiovisuel public" et "chaînes privées". Tout indique pourtant que nous aurions exactement besoin de faire l’inverse."
Pour Laurent Javault, journaliste et possédant un blog, les publics populaires seront exclus de la culture.
"D’un côté, une « élite » plus ou moins large va enfin pouvoir regarder Eve Ruggieri en prime-time (non je plaisante) ; tandis que de l’autre, des chariots de téléspectateurs abêtis (ou faisant semblant de ne pas l’être) seront invités, pour prix de leur divertissement, à faire fonctionner l’économie en avalant de la pub."
Le procédé de la taxe fait par ailleurs des mécontents. Des internautes non téléspectateurs par choix s'offusquent de cette décision sur le site blog Jour après jour :
"Je n’ai pas de poste de TV dans mon salon, je n’ai pas accès à la télé sur Internet et je ne regarde pas la télé sur mon téléphone portable. C’est un choix. Par conséquent, j’aimerais bien que Super Sarko m’explique pourquoi je devrais payer des taxes, même infinitésimales, pour un produit/service que je n’utilise pas !"
Malgré les polémiques, la mesure annoncée doit être votée courant 2008.
Marie Lagedamon
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Lemovice
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Libellés : audiovisuel, nicolas sarkozy, publicité, redevance, télévision
Qui est le Jean-Louis Gergorin de TF1 ?
En littérature, c’est la saison des polémiques. Les éditeurs comptent sur une bonne récolte avec les révélations croustillantes sur TF1. « Madame, monsieur, bonsoir », un ouvrage paru jeudi 10 janvier, est déjà devenu aussi incontournable que la rengaine du 20h. Les médias se gavent de la « tyrannie de Patrick Poivre d’Arvor », du style « Marie-Antoinnette » de Claire Chazal, et palabrent sur le dénommé « Bob », alias Robert Namias, ponte de l'information. Quelques extraits choisis par le cercle Bourgogne. 
Le livre, signé du pseudonyme Patrick Le Bel, « belle référence à Patrick Le Lay », n’a pas laissé insensible la direction de la chaîne, selon Jean-Marc Morandini. « Selon nos informations, la tension était palpable hier (mercredi) dans le Tour de la Une, chacun cherchant à savoir qui étaient les "balances" », écrit le journaliste pluri média.
Une enquête interne a d’ailleurs été ouverte par les dirigeants de TF1 pour démasquer les auteurs. "Qui est le Jean-Louis Gergorin de TF1 ?" se demandent les internautes. L'éditeur, Marc Grinzstajn, affirme que "les cinq auteurs sont bien journalistes au sein de la rédaction de la chaîne" dans une interview.
Mais le journaliste économique, Benoît Delmas, se demande si le chiffre avancé n'est pas « un leurre » pour brouiller les pistes au sein de la rédaction. Il raconte comment TF1 est une forteresse ultra surveillée, et qu’un jour Christine Ockrent avait trouvé un micro planqué dans sa plante verte.
Pour l’aviseur international, « cela n’est pas digne d’un journaliste, sauf bien sûr s’il souhaite continuer à bénéficier de la soupe citée ci-dessus ».
Quant à la principale cible du livre, Patrick Poivre d’Arvor, il déclare à « Devant l’écran » : « ce ne sont pas des gens de TF1 qui ont fait ça » Le présentateur vedette est un habitué de la polémique, comme le souligne Bussorah, bloggeur anglophone. Il rappelle à nos mémoires élliptiques les deux précédents coups portés à l’image du pape du 20h : la fausse interview de Fidel Castro en 1990, et la condamnation pour avoir perçu de l’argent sale en 1996.
A TF1 non plus, ce n'est pas le premier coup porté. En 2006, Bertrand Lambert sort « TF1, une expérience », critique acerbe du fonctionnement de la chaîne. Hasard ou non, la couverture est identique à celle de "Madame, monsieur, bonsoir". Le thème Le livre est encore en vente sur lulu.com/fr, et l'auteur, qui lui ne se cache pas, a pris la peine de poster un commentaire le 13 janvier, pour évacuer tous soupçons.
Sur son blog le Phare, le journaliste éclairé Gilles Klein prédit de mauvais quarts d'heures aux employés de TF1 : «Dans 'Madame, monsieur, bonsoir', l’observateur des médias n’y trouvera pas de scoops, mais le quotidien des journalistes de la chaîne en béton : bassesses, hypocrisie, terreur sourde ».
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Camille R.
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05:31
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