Le festival Télérama se termine ce mardi soir. Une onzième édition qui a attiré de nmobreux spectateurs, comme d'ailleurs les autres événements annuels, comme la Fête du cinéma ou le Printemps du cinéma. Pourquoi ne pas fêter toute l'année l'éternel printemps du cinéma ?
Le succès du festival Télérama tient à son passeport. Un graal qui permet à son heureux propriétaire de profiter d'un film pour la modique somme de 3 euros. Une belle affaire au vu du prix habituel du ticket de cinéma.
Etalé sur sept jours, le festival offre une sélection de 15 films, les meilleurs de l'année écoulée selon la rédaction du magazine. Bien sûr, l'appréciation d'un film reste une question personnelle, mais si la sélection ne retient pas de grosses productions hollywoodiennes, elle offre quand même une grande diversité de choix. Certaines oeuvres, comme Persépolis ou La Vie des autres, ont d'ailleurs déjà rencontré leur public.
Cent quatre-vingt sept salles art et essai participent à l'événement cette année. A Lille, le Majestic et le Métropole se sont partagés la programmation de la sélection. Mme Leccese, guichetière au Majestic, confirme la réussite de l'opération. Autant pour les spectateurs, en séance de rattrapage, que pour le cinéma.
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Pour l'année 2007, 260 867 spectateurs s'étaient pressés dans les 152 salles art et essai participantes. Un film comme Le Pressentiment avait enregistré 22 935 entrées en une semaine, soit 11% du total de sa carrière. Les chiffres de cette année ne sont pas encore tombés, mais la fréquentation du festival étant en hausse depuis dix ans, l'optimisme est de mise.
Combiné au succès d'événements comme le Printemps du cinéma, ou la Fête du cinéma, le festival à petits prix semble une formule adéquate pour les salles obscures. Mme Siguier est directrice de l'UGC de Lille. Elle nous explique pourquoi ce type d'événement est possible malgré les tarifs appliqués.
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Pourquoi alors ne pas appliquer la formule en-dehors des festivals? Pour une raison simple, la fréquentation durant ces fêtes du cinéma sort de l'ordinaire. Une même personne va aller deux à trois fois dans la journée voir des films, au risque de l'overdose. Ce rythme n'est pas envisageable sur une période plus longue.
L'exploitant d'un complexe cinématographique doit donc profiter au maximum de ces périodes festivalières. La fête du cinéma est « un événement attendu » qui redynamise la fréquentation au-delà des trois jours à prix réduits, comme le confirme Mme Siguier.
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Toute la subtilité est donc de multiplier ces actions sur l'année, sans abus pour ne pas en perdre l'impact. Ce que s'applique à faire l'UGC, avec les opérations cinés un en août, ou un ticket pour deux en septembre. Bref, le succès cultivé sans excès.
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mardi 29 janvier 2008
Cinéma: des places à prix réduits toute l'année ?
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joseph
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lundi 14 janvier 2008
Pas de cérémonie "people" pour les Golden Globe
Après l’arrêt depuis deux mois des talk-show et des tournages de films, la grève des scénaristes américains a fait une nouvelle victime. Dimanche soir, la grande cérémonie des Golden Globes, où tout Hollywood a l’habitude de se retrouver, a dû être réduite à une simple conférence de presse annonçant les résultats.
Pour les blogueurs français, la bonne récolte du cinéma européen a fait passer au second plan l’actualité du conflit. L’information la mieux traité est évidemment le succès de Marion Cotillard, sacrée meilleur actrice dans une comédie. Dommage qu’une Française soit primée l’année où il n’y a pas de cérémonie, est le sentiment qui revient le plus souvent , comme chez Black Mamba :
"On est fiers, oui et presque un peu dégoûtés de ne pas l’avoir vue en belle robe, sur un tapis rouge, pleurant devant un parterre de stars clinquantes et bafouillant ses remerciements en anglais. Marion Cotillard méritait le strass et les paillettes, la robe Chanel et les escarpins Louboutin, mais tant pis, elle le recevra en colis express par la poste son beau trophée. Oui ça fait moins rêver, mais c’est toujours aussi beau sur une cheminée."
Sur son blog le journaliste Benoît Delmas critique la victoire du consensus mou :
« Sur fond de grève des scénaristes, qui depuis deux mois demandent a être rémunéré sur les recettes DVD et Internet (qui représentent désormais la moitié des revenus récoltés par un film), la remise des prix décernée par la presse étrangère en service aux Etats-Unis a tourner court (…). Et le minimum d'observation, de connaissance de ces jeux de lumières lourds de conséquences pour les films couronnés, démontre qu'aucun vote n'a été aussi mou. »
Et de faire ensuite ses pronostics pour les Oscars du 24 février :
« Quant à Marion Cotillard, qui Piaf d’impatience, à voir. Face à elle, un obstacle majeur nommé Julie Andrews. La comédienne bénéficie d’'un atout clef : son âge. Bon nombre d'actrices a obtenu a l'arraché, au bénéfice du nombre de ride, la fameuse statuette. Julie Andrews n'ayant jamais obtenu l'Oscar, il est urgent de réparer l'oubli. Cotillard, avec sa trentaine pimpante, peut attendre. On verra. »
Aux Etats-Unis, le palmarès fait bien moins parler de lui que la grève. La patience de certains téléspectateurs, privés de leurs émissions favorites, est à bout. Tod Robberson, blogueur texan, veut déclarer l’état d’urgence nationale sur le divertissement :
"L’association des scénaristes s’est bien fait comprendre. La télévision est condamnée si la grève continue. Mais dans toute la couverture médiatique, j’attends toujours de voir le reportage habituel qui explique où sont les bon et les méchants dans cette histoire. Les producteurs et les groupes de média sont-ils trop avares ? Les scénaristes en demandent-ils trop ?
Je n’en sais rien. Mais nous approchons d’une situation d’urgence nationale. Notre nation est en passe de s’ennuyer ferme, ce qui signifie qu’une intervention fédérale est devenu nécessaire. Si les scénaristes ne se remettent pas au boulot, faites donner la garde civile."
Dans les commentaires, Dave donne un tout autre conseil, en direction des fans de ces fameux talk-shows quotidiens mêlant infos et humour, et qui ont tant de succès outre-atlantique :
"Si vous voulez comprendre quelquechose à l'impasse des négociations, suivie l'affaire sur www.deadlinehollywooddaily.com. Faites particulièrement attention à la partie commentaires. C'est à peu près aussi amusant que le plupart des talks-show actuels
J'espère qu'ils vont rester en grève pendant des années. L'offre télévisuelle ne peut pas être plus mauvaise qu'aujourd'hui et je me passe très bien de la télé-réalité."
Plus simple que de débattre sans fin du fond du conflit, les internautes préfèrent publier les clips de soutiens aux scénaristes intégrant des stars américaines. Comme Ghecikah, fan de Desperate Housewives dont le tournage est arrêté, qui publie la video d’Eva Longoria et Nicolette Sheridan.
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Publié par
Benj
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17:32
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Lust, Caution...et censure

Lust Caution, le dernier film du réalisateur taïwanais Ang Lee, sortira ce mercredi le 16 janvier dans les salles en France. Cette grande production couronnée du Lion d’or du meilleur film au dernier Festival de Venise, a fait déjà l’objet de polémiques pour ses scènes - ou l’absence des scènes – à caractère sexuel en Chine et aux Etats-Unis.
La juridiction américaine demande une censure, en interdisant le film aux moins de 17 ans.
Pour que le film soit vu par les mineurs en Chine, Ang Lee a accepté de couper par lui-même 30 minutes de son film pour satisfaire la censure, car en Chine il n’y a pas de système de classement par tranche d’âge. Le réalisateur souhaitait absolument voir son film distribué en Chine, contrairement à son film précédent, "Brokeback Mountain".
Pas mal de jeunes tournent vers les DVD pirates, ceux qui ont des moyens choissent de se rendre à HongKong, le même but : voir la version intégrale.
Pierre Haski, l’ancien correspondant de Libération en Chine qui a passé ci
nq ans à Pékin, a ainsi décrit ce phénomène:
"Signe des temps qui changent, la sortie en Chine de la version expurgée de "Lust Caution" (qui sort en France le 16 janvier) a profondément irrité les nouveaux riches et la classe moyenne chinoise, qui supportent mal ce rigorisme officiel en décalage total avec la réalité de la société actuelle. "
Cependant les batailles ne manquent pas parmi les spectateurs chinois. Sur le site Douban, un site assez libre où se rassemblent un grand nombre de cinéphiles, dont la plup
art sont les jeunes, les dispustes sont particulièrement acharchées.
Le bloggueur nommé "Fengyun":
"Les médias sinophones portent à Lust Caution une attention sans précédant, dont 80% sont en fait sur les scènes d'amour. Rarement sont ceux qui pensent à la trahison de l'espionnage. C'est une insulte à la résistance chinois aux envahisseurs japonais."
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Publié par
Yuan
à
07:33
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