Jo-Wilfried Tsonga n'a pas gagné l'Open d'Australie ce dimanche, mais il n'a pas tout perdu. En deux petites semaines, le jeune tennisman a conquis le coeur des Français...et des Australiens. Pour de bon? Rien n'est moins sûr.
«Je sais que vous le public vous vouliez qu'il gagne, mais c'est OK, je vous aime quand même», a déclaré le serbe Novak Djokovic, vainqueur du tournoi, au public de Melbourne au moment de recevoir son trophée.
Preuve de sa nouvelle notoriété, "Jo" comme on le surnome, a même le droit à sa caricature sur le site internet de RMC (Radio Montecarlo).
Pour autant, tout n'est pas rose pour celui qu'on désigne comme le digne successeur de Yannick Noah. A l'instar de son glorieux aîné, on lui prédisait une entrée fracassante dans le prochain baromètre JDD des personnalités préférées des Français en cas de victoire en terres australiennes. Mais hélas, en s'inclinant en quatre sets (4-6, 6-4, 6-3, 7-6) dimanche à Melbourne, le jeune manceau a peut être laissé passé sa chance.
Dans son blog, Fabienne, qui ne s'avoue pas fan de tennis, reste un peu sur sa faim.
"Huit heures du mat un dimanche matin, c’est tôt pour moi. Je voulais voir le phénomène. Notre Mohammed Ali à nous. Celui qui fait sensation sur les courts de tennis. Celui qui est en finale d’un tournoi et qui a de sérieuses chances de gagner, selon les journalistes sportifs. Celui qui a un mental à toute épreuve. Bref. Un match accroché, certes, mais peu de vibrations après le deuxième set. Par contre, pour une fois je me suis dit que notre petit gars il n’avait pas perdu à cause d’un bras qui tremblait au grand rendez-vous. Non il a perdu car l’autre était plus fort, c’est tout. Jo-Wilfried Tsonga, on t’attend au tournant !"
Dans la même veine, Georges rappelle aussi que de nombreux joueurs de tennis sont passé près de l'exploit et qu'ils ont été vite oubliés.
«S'achemine t-on donc vers une “Tsongamania”? Pas si sûr.
Pas sûr parce que, la belle
prestation ou l'exploit (c'est selon)
ne s'est pas terminée par un happy end. Une présence en finale est un grand succès. Mais quand ça se termine par une défaite, çà ne donne pas droit à l'inscription de son nom dans le livre d'or de la compétition, où ne sont couchés que les noms des vainqueurs. On oubliera donc bientôt, très bientôt même cette prestation plus qu'honorable si, dans la foulée, le grand Jo ne remporte pas d'autres succès. Car, s'il faut espérer que cette seule finale soit son fait d'arme pour déclencher une Tsongamania, c'est un peu juste. Pour exemple, qui se souvient que Cédric Pioline a atteint deux finales (Us Open 1993, et Wimbledon 1997) ou encore Arnaud Clément, en finale en Australie (comme Tsonga) en 2001? Je ne remonterai pas aussi loin pour parler de Henri Lecompte ou Guy Forget, qui eurent les mêmes joies, mais dont la gloire sportive ne dura que très peu»
Mais "Jo" va tout de même pouvoir se consoler. Même s'il n'a pas été le premier Français vainqueur d'un tournoi du grand chelem depuis Yannick Noah en 1983, il est certain que cette nouvelle notoriété ne va pas laisser les sponsors indifférents. François ne manque pas de le rappeler :
«Outre les médias, les publicitaires pointent le bout de leur nez. L'agent de Tsonga précise que ça déboule de partout, qu'il y a des gens qui s'excitent, mais "c'est la même chose dans tous les sports quand un champion réussit quelque chose d'exceptionnel". Pour le moment, le français est sous contrat avec deux équipementiers, Wilson et Adidas. Et est ambassadeur de Kinder. Une opération de communication devait démarrer en février»
Tsonga n'a donc pas gagné son premier grand tournoi en Australie. Mais il devrait tout de même trouver matière à se consoler.
lundi 28 janvier 2008
Tsongamania : feu de paille ou réel engouement ?
Publié par
Olivier
à
15:55
Libellés : open d'Australie, tennis, tsonga, tsongamania
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1 commentaire:
LES PLUS
Papier bien mené
Captures d'écran bien intégrées.
LES MOINS
Sources un peu fades (on aurait aimé lire des choses plus mointes, ex: un anti-Tsonga, un expert sur son jeu, un blog de joueur pro...)
Attention aux transitions un peu molles, répétitives (quatrième para)
Citations trop longues (ne pas hésiter à couper, un papier, faut que ça cavale).
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