Orientés. C'est ainsi que les détracteurs définissent les manuels d'économie des lycéens. La polémique enfle depuis que Michel Rocard a qualifié l'enseignement de l'économie de "catastrophe ambulante, (...) responsable du blocage du dialogue social dans notre pays". Ils donneraient une vision trop critique du monde de l'entreprise, une présentation trop pessimiste de l'avenir professionnel et des négociations sociales...
Depuis, le problème a pris de l'ampleur. L'hypothèse est simple : les étudiants acquièrent une mauvaise image de l'entreprise dès le lycée, ce qui influe sur leur future vision de la vie professionnelle. Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, a chargé une commission d'étudier la situation. A sa tête, Roger Guesnerie, président de l'association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES).
Pour lui, il s'agit avant tout de démontrer que les professeurs ne sont pas de mauvaise foi. "Si cette critique des manuels a pris autant d'importance, c'est aussi parce qu'on dévalorise le travail des enseignants." Il l'attribue à une mauvaise connaissance des méthodes utilisées: outre les manuels, les profs se servent d'autres supports, notamment des articles de presse:
Roger Guesnerie rappelle que l'économie, comme la sociologie, est une matière en mutation permanente. Et contrairement aux mathématiques, les théories sont relatives : les enseignants adhèrent souvent à une école de pensée, qu'on les accuse ensuite de vouloir imposer. Mais ils sont aussi là pour "aider les étudiants à mieux connaître le monde qui les entoure", à commencer par les parcours professionnels qui les attendent, sans forcément les "dénigrer":
"Finalement", conclut Roger Guesnerie, "c'est peut-être parce que les gens ne comprennent pas le monde économique qu'ils sont si pessimistes". La solution prônée par son association est simple: généraliser l'enseignement de l'économie à toutes les filières...
mardi 15 janvier 2008
Les manuels d'économie sont-ils de gauche?
Publié par
Mirabelle
à
17:05
Libellés : économie, enseignement, social
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire