lundi 28 janvier 2008

La chute de Prodi et la peur de l'avenir

Le 25 janvier dernier le gouvernement Prodi est tombé, et avec lui les espoirs de ceux qui avaient vu l'Italie améliorer son image en Europe et dans le monde. Les Italiens le savaient, ça ne pouvait pas durer longtemps, cette coalition, qui mettaient ensemble post-communistes et teo-dem (catholiques non modérés). Maintenant le Pays est reparti entre ceux qui voudraient voter tout de suite et ceux qui préfèrent attendre qu'on gouvernement politiquement neutre puisse mettre en pied une nouvelle loi électorale qui permette aux prochains élus de gouverner.


Parmi les réactions des internautes italiens, un sentiment prévaut sur tous les autres: la peur de l'avenier, et notamment du retour de Silvio Berlusconi, le tycoon septénaire aux sept vies qui a fait tomber l'Italie dans le ridicule pendant les années où il était au pouvoir (2001-2006).


Un chercheur émigré à Bruxelles ouvre son blog avec l'image de sénateur de droite Strano qui mange de la mortadelle (le surnom de Prodi, ndlr), juste après le vote négatif au sénat contre le gouvernement. Le commentaire est laconique: «Il font la fête comme s'ils avaient gagné la coupe du Monde (...) Ils sont déjà prêts à bien manger s'ils reviennent au pouvoir.

Le chercheur, qui signe sous le nickname "sullarottadellamiavita" (sur la route de ma vie) continue en rappelant les critiques que lui-même avait adressées à Prodi. Mais il a changé d'avis: «Il s'est démontré un homme vertical. Je sais que dans quelque mois je le regretterai (...) Je ressens déjà l'odeur des mains sales qui s'approchent au pouvoir»


Fiammetta, étudiante de sciences politique à Rome, revient sur les scènes d'exultation de la part des sénateurs de centre droite: «Je ne comprends pas pourquoi ils célèbrent un moment si difficile pour l'Italie. Ne pensent-ils pas aux millions de citoyens qui en ont ras-le-bol d'eux, de la merde qu'ils font et qu'ils continuent à faire?»



Enfin Mox, étudiant en philosophie de 24 ans, titre son analyse "Trois raisons pour émigrer" et fait la liste des inquiétudes qui se créent - encore une fois - autour de Berlusconi est ses alliés. L'accueil dans la coalition de "la Destra" (la droite), «parti ouvertement fasciste que Berlusconi a baptisé en novembre», et la faiblesse des alliés qui ont critiqué Berlusconi jusqu'à hier et qui maintenant le proclament à nouveau leur leader représentent la première préoccupation. Puis les obscurités pas encore éclairées dont l'incroyable remontée de la droite pendant la deuxième part du dépouillement en 2006. Finalement, la troisième raison, «la permanence d'un pouvoir qui n'a rien à voir avec la politique mais qui continue à l'influencer: l'Eglise»

1 commentaire:

Yann Guégan a dit…

LES PLUS
Sources nombreuses et locales.
Citations montrent bien l'émotion et la colère des personnes citées.

LES MOINS
Petits soucis de langue, il faudrait retravailler un peu le papier avec un francophone pour qu'il soit publiable.
Attention aux phrases trop longues, alambiquées, qui handicapent la lecture (jamais deux fois qui/que dans la même phrase).
Papier militant pro-Prodi (cf. attaque). Pourquoi pas pour un édito, mais pas pour une revue de blogs (qui, sur un sujet pariel, doit se faire le relais des débats, et non prendre position) :-)