« Cette candidate avenante et charismatique n'a à l'évidence pas les capacités nécessaires aux responsabilités qu'elle postule. Elle représente une certitude de défaite, au prix en plus d'une très grave crise dans le Parti.»
L’ancien premier ministre Michel Rocard tire à boulets rouges dans une tribune publiée aujourd’hui dans Libération, « froidement intitulé » (selon Le Figaro) « Halte au meurtre ». Un texte qui a suscité une grande bataille de réactions quelques heures après sa publication.
Selon Michel Rocard, « le Parti socialiste est en très muvaise santé, en fait en quasi-paralysie », et cette situation est due essentiellement « au fait que le PS n’est plus capable de tenir un discours cohérent ». Il expose sa stratégie pour sortir le PS de cette « crise intellectuelle »: trouver un « nouveau leader charismatique », « une personne soucieuse de vision mondiale, d'analyses économiques et stratégiques et surtout pas un débatteur médiatique ».
Avec ironie, le blogueur Yann Redekker voit dans cette description un « autoportrait » de Rocard lui-même. « Michel Rocard qui avait, tout comme une autre figure emblêmatique du PS des années 80, une grande ambition pour sa carrière, s'est constamment retrouvé le nez dans l'eau face à un manitou rusé et manipulateur [François Mitterrand, ndlr] qui l'a mené en bateau tout au long de son parcours. »
Parmi les commentaires d'internautes sur Liberation.fr, l’internaute Vertov estime que si Rocard se lâche ainsi, c'est par simple machisme: « Cest là le fond de sa pensée. [Il n'aime pas] Delanoë non plus, probablement parce qu'il est homosexuel, et probablement parce que Ségo est une femme. Sous ses phrases alambiquées, il ne dit pas autre chose. »
L’internaute kiredor soutient l’idée de Rocard. « Michel Rocard, Laurent Fabius et Lionel Jospin sont les seuls poids lourds pointus, avec de l'expérience et les capacités stratégiques, qui restent au PS. Ils ont tous les trois raison avec leurs avertissements contre Ségolène Royal (…) Ségolène Royal a eu sa chance en 2007, et a gravement perdu. Tirons les leçons. »
Samuel s’exprime sur son blog : Rocard a raison et tort à la fois. Il se dit partager sa vision sur Ségolène Royal et sur la paralysie du PS, mais « sur la question du leadership, Michel Rocard se trompe ». « Prolonger le processus de désignation du candidat à la présidentielle jusqu'en 2011 est une erreur, car c'est justement cette investiture qui donne l'autorité nécessaire pour remettre le PS sur les rails. »
mardi 15 janvier 2008
Ségolène Royal, « certitude de défaite » pour le PS ?
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